Qui habite ici

suite en vers libre

… … … …

on est orphelin
quand le ciel se replie
dans l’amorce du jour

où te hâtais-tu donc
où trouvais-tu tes colères
contre l’appel des oiseaux

regardais-tu
quand l’aurore m’a fécondée

m’attendais-tu même

je viens de courir la pente fleurie
j’ai pris le même effort
le même fouet
les mêmes gestes
pour déplier l’air sous les pierres

le grand orchestre
n’a pas joué

est-ce toi qui l’a étreint
dérobé à ma fièvre
écarté du nom de vie que tu m’as donné

j’aurais aimé savoir

il y a toujours quelque chose
d’absent qui me tourmente

… … … …

NDLR (Vève): « il y a toujours quelque chose d’absent qui me tourmente » = emprunt à Camille Claudel (lettre à Rodin, 1886).

… … … …

PROSE


En savoir plus sur Les mots, la vie

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

10 commentaires sur “Qui habite ici

Répondre à VèveAnnuler la réponse.