suite en vers libres
Dans la pénombre sèche La marque de mains sur le mur Derniers mots rythmés à l’œil du corps (tout se dit tout s’entend) La vie se meurt à l’étal des doigts Éponger la peau bistre À tue-cœur dans le compte à rebours Veines secondaires comme des coulées d’encens Et un ciel de lessive qui révèle son parallèle (plus rien ne se dit plus rien ne s’entend) Je suis sans murmure Ma voix s’arrête Mon sang se tait À l’écoute de ton silence Mes doigts tiennent L’absence qu’il reste Surface lisse de tes paupières Barricadées sur ta vision D’un papillon qui ne scande plus Le tempo du pouls (derme transi cou brisé) Je multiplie mes regards au monde Quoi faire de tous ces chemins de traverse Tandis que ton île rétrécit Et m’empêche de te suivre Jusqu’à ce petit cerne Au fond du puits **** Mots, mots, mots à dire Que jamais ne s’éteigne L’œil du corps à entendre Sa merveille Et l’autre qui l’habite À s’en réjouir Vivre, que vivre À la trace du présent À la suite du verbe À la reprise qui naît.
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Vraiment, c’est un très beau texte. Nous sommes en synchronicité sur le thème et sur la mise en ligne. Courage ! Dites-vous et j’en suis convaincu que les liens d’amour persistent après la mort qui n’est en fait qu’un seuil franchi. Nos parents, nos ancêtres, nos amis disparus continuent de vibrer à une haute fréquence, à un autre rythme, mais ils nous suivent. Dans mon cas, mon conjoint se manifeste vraiment en cognant à certaines heures sur deux meubles. Ça devient presque un rituel. Prenez bien soin de vous. Cordialement, Denis
Oui, j’y crois à cette résonance par-delà le grand départ et qui anime le cœur à l’âme des souvenirs. Merci pour la visite. Cordialité en retour. Vève
D’une grande intensité traduite par la force de mots recherchés.
Sans voix devant tant d’intensité et de chaleur dans ces mots. Merci pour ce poème.
Merci pour la visite! Très touchée par votre écho.