L’échappée

suite en vers libre

… … … …

Dans les mots
les lents oiseaux
bleu sombre de Braque
traversant
le ciel de novembre

avancent l’inconnu
plaquent au silence
l’incroyable beauté
du grand désir
Oh, ce tout de novembre!

Novembre cède
Novembre déraille
et tremble le vert
comme un château de cartes
J’y résiste le cœur

Oh, ce tout de nous
que tu souffles
du lointain d’une crique
quand j’ai l’appétit
en feu

Ici, la nuit dès le jour
est un lent passage
et trop étroit
pour y sentir
la fibre de ta langue

Et tes mots
sonnent mal
résonnent mal
Et je fatigue de froid
comme si tu te taisais

Mais quelque chose
Oh, ce tout de nous
toujours bouge
à qui je suis
au câble de l’attente

Elle est un lieu du monde
avec des ailes
qui parlent
l’éclat de la musique
où s’économiser

~ je stocke des vivres
entre mes doigts.

… … … …

 « Paysage à l’arbre », 1955, Jean Dubuffet,
peintre, sculpteur et plasticien français (1901-1985), théoricien de l’art brut.
Source photo: Ars gratia artis – mutatis mutandis (FB).

… … … …

Toute la première strophe = emprunt à Claude Adelen (poète et critique littéraire francais, 1944-).

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2 réflexions sur “L’échappée

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