poésie en vers libre
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si le vent perd des branches
je sais une lune un nom pour le jour
qui rassemble tout — bravoure
souviens-toi l’enfance obstinée
sur toute la hauteur de l’horizon
je plissais les yeux
le rouge l’orange brûlé s’invitaient
comme une vérité à vivre
le soleil s’ouvre sans finir
contre l’inhospitalité du noir
il fixe l’arbre de la fête à entraîner
souviens-toi le beau désordre
de chair et d’ongles nos visages
hors images nos lacunes
souviens-toi les feux-follets
l’aubaine d’être là incrédules
… … … …

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J’aime cette foison solaire ramassée par les branches.