poésie en vers libre
… … … …
les oies lancent des sons
fendus froissés dans les hauteurs
et moi je ramasse la fatalité de l’arbre
comme si l’amour était un petit paradis
ou un geste qui tombe entre les épaules
les oies me voient-elles faire?
toutes ces feuilles que l’arbre perd
dans une chute unanime avec l’orage des nids
jamais traversés et moi je vais
d’une vie à l’autre
comme si les élancements étaient l’accord
pour aller encore plus loin
pour l’ampleur des neiges
… … … …

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C’est tout simplement beau…
Oh, merci pour ton regard!
Il y a de ces jours — aujourd’hui en est un — où je doute de « savoir » écrire, et pourquoi.
j’ai toujours trouvé que tu avais des associations heureuses, dérangeantes, qui nous caressent autant qu’elles nous dérangent. Je n’aime pas la poésie sans métaphores…
Quant au pourquoi Ecrire , je pense sincèrement que pour certains c’est un besoin vital…Ce n’est que la frilosité des éditeurs et l’état du monde qui voudraient nous faire croire le contraire…
Encore un chef d’œuvre mon amie
C est un plaisir de te lire
Bisous
Fragile beauté … merci Geneviève de la faire vivre !