poésie en vers libre
… … … …
je m’obstine de joie
comme on arrive à ses fins — au-revoir petits objets
bonjour regards à faire
et c’est à peine si je force la serrure
l’étrange blessure d’une mère
couvre la pierre de feuilles
sans réfléchir on se penche on cueille et
on s’arrime à la lumière du phare
la mienne ne s’est pas détournée
du plein vent
moi j’agis en éclatant l’écorce
avec mes doigts incurables
peut-être devrais-je cesser de réfléchir
ou de vouloir rejoindre ta respiration
… … … …

En savoir plus sur Les mots, la vie
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
J’ai le bonheur d’entrer dans vos photos, pour vos poèmes je n’ai pas encore l’oreille qui me les fera entendre… quelquefois en passant par la photo je peux les approcher, tout n’est pas perdu…
Oh, René!
Peut-être juste respirer avec…
Respirer avec la voix de quelqu’un suppose une intimité réelle.
Quelqu’un?
Qui parle de quelqu’un ici?
La poésie est selon moi la voix sublimée du réel. Celui.celle qui la lit embarque dans sa respiration, d’où le « Respirer avec… » de mon commentaire: il.elle recompose avec ce souffle sa propre dimension (être, objet ou autre).
N’est-ce pas pareil en musique? En peinture (abstraite) aussi?
Mais je m’égare, René. Je n’aime pas trop théoriser…