poésie en vers libre
… … … …

j’ai failli écrire
apposer le timbre
mais la lettre me revenait déjà
— pour traverser à gué il faut paraît-il
dévisager le silence et
l’étrange poésie de la petite plainte
celle des soldats de plomb
que l’on jette au feu quand le jour se replie
d’avoir été si mal aimé
est-ce que cela s’apparente à l’oubli?
à l’art de l’arbre de dérober la clarté?
à peine devant ton regard enfin et
j’ignore quoi écrire quoi ne pas dire sinon
veiller sur le ciel intact
cohabiter avec les oiseaux sûrs
pour garder ta trace
… … … …
Merci à Jean-Marc Feldman, l’ami poète, qui m’a inspiré le titre de cette nouvelle série.
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Et ce matin, j’écrivais cette phrase. La synchronicité m’est si belle, je te la copie.
« Tu parles d’un fossé, d’un lieu mystique et noir. Comme quoi les grands arbres font de l’ombre partout. »
…
Oui!
Touché Geneviève. Fort