joie d’en être!
POSSIBLES est une excellente revue québécoise d’idées fondée en 1974 par les poètes Gaston Miron, Gilles Hénault, Gérald Godin et Roland Giguère, et par les sociologues Gabriel Godin et Marcel Rioux. Elle est produite par le département de science politique de l’Université de Montréal.
J’y publie une suite poétique inédite pour la première fois. C’est formidable d’y être en si belle compagnie.
Afin de lire ma poésie ou de télécharger celle-ci en PDF, je vous prie de faire défiler l’écran ci-dessous jusqu’au titre: « Se fabriquer l’offrande du dehors« . Si vous souhaitez obtenir une version papier du numéro complet, écrivez-moi: je me procurerai des exemplaires lors du lancement à venir à Montréal et vous en réserverai un!
https://revuepossibles.ojs.umontreal.ca/index.php/revuepossibles/issue/view/28

L’été 2020 a fait entrer le mot « abolition » dans le débat public au Québec et dans le monde entier, alors que les luttes pour la libération de personnes détenues, dans le contexte de la pandémie de COVID-19, recoupaient la vague de protestations de Black Lives Matter à la suite du meurtre de George Floyd par les forces de l’ordre. Ouvertes sur la note de ces manifestations historiques, les années 2020 sont celles d’une contestation inspirante et radicale des différentes fonctions répressives de l’État, une contestation prenant pour cible notamment la police, la prison, les frontières et l’armée. Or ces luttes ne sont isolées ni géographiquement ni historiquement. Les luttes abolitionnistes ont longtemps été présentes et même à l’avant-scène des discours critiques et actions transformatrices au Québec et ont toujours été liées aux mouvements de libération ailleurs dans le monde.
Aujourd’hui comme hier, le travail abolitionniste révèle d’une part la production de l’absence de liberté dont, au premier chef, la prison et la police sont des phénomènes par excellence, ainsi que leurs mécanismes et les relations qui les permettent. Mais il révèle surtout, d’autre part, le potentiel des pratiques de vie libératrices qui défont (ponctuellement ou durablement, dans le présent ou dans le passé) l’organisation spatiale, politique et économique de la violence raciale, cishétéropatriarcale, capitaliste et capacitiste.
Ce numéro a une intention double : envisager la pensée et la praxis abolitionnistes d’une part à partir du Québec et d’autre part dans son histoire, son présent et son futur. C’est dans ces médiations, dans ces héritages et dans ces ouvertures que s’inscrivent les textes qui suivent. Ils convoquent différentes traditions et expériences abolitionnistes tant locales que transnationales et contribuent à définir dans le présent ces fragments de liberté qui font l’abolition au pluriel, de la matérialité de l’expérience de l’incarcération aux possibilités et ruptures tant passées que présentes et futures.
Se fabriquer l’offrande du dehors (extraits)
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Bravo Geneviève , tant m’échappe, désolé.