suite en vers libre
… … … …
il ne s’était pas dit
on n’en a jamais parlé
mais c’est entre les plis
que les heures les plaintes s’égarent
ou souvent
juste à la lisière du cadre des œuvres des vieux maîtres
c’était des visites hors du temps
mon cœur d’infortune
le tien de pierre
ta silhouette brève et courte dans son tissu tendu
avec toi et j’aurais débordé
mes coudes couverts
mes cheveux relevés
pour te faire sourire voir en grand les tonalités
des couleurs ignorées que tu m’esquissais
à écouter à entendre
l’enfance est un pilier vivant
que les beaux-arts ajourent — je n’ai pas cessé
de te regarder partir hostile à mes grains tendres
l’œil par en dedans sur ton cœur de pierre
je ne cesse d’appeler
et le monde resplendit qui me déchire
comme le temps s’occupe d’un cœur chrysalide
… … … …

« L’homme qui plonge la tête dans la bouche d’égout », Londres, 1934.
… … … …
POÉSIE
En savoir plus sur Les mots, la vie
Subscribe to get the latest posts sent to your email.