poésie en vers libre
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c’était déjà bleu et sans tremblement intérieur on enfilait notre robe légère comme une volière d’ailes (les oiseaux voilant le hurlement des sirènes avec leurs plumes) la halte comme une tiédeur d’étoiles remontait la source sans peur et on emportait nos mains pour le goût du jour si nouveau si libre dedans le nid humide que déjà le retour sur l’autre versant par l’air du très haut les tranchées immenses de blanc avalant le rythme (le soleil noir gelant le maïs et l’orge) partir — avions-nous bien fait lisant l’arrivée frêle comme l’herbe enroulée doucement violentée on avait oublié en soi l’hiver le chaud chagrin et l’on est tombée de sommeil la mélancolie balançant fado dans la surdité têtue
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« Vénus couchée », œuvre en marbre de João Pires Cutileiro (Lisbonne, 1937-2021), sculpteur.
Photos: Vève ©️ 2023 (Portugal)
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Mon premier recueil de poésie vient de paraître. Merci de m’appuyer! ➡️ http://lesmotslavie.com/poesie
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Superbe! Bon vendredi Geneviève!
Tant plaisir, Luc! Beau vendredi à toi!
C’est très beau Geneviève, délicatement sensuel. 😎
Merci, Jean-Pierre! ✨❣️
C’était déjà bleu…
Et puis…
J’ ai relu plusieurs fois le poème, le fado redonnant le contexte.
J’aime beaucoup certaines expressions qui ne peuvent naître que de ta plume, Sève ! Ah » on enfilait nos robes légères comme des ailes (…), puis vint le » chaud chagrin »…
Merci de tout cœur, chère Françoise, pour cet écho qui « remonte la source » du fado…
L’escapade enchantée est enchantée parce qu’elle est justement escapade !
Le retour au quotidien, très bien dit
Merci pour ton regard, chère amie!
… la surdité têtue, oh, mais votre poème a cette capacité merveilleuse de redonner l’ouïe et c’est un enchantement que d’éprouver pareil fado (je dis éprouver plutôt qu’entendre car comme souvent dans votre poésie, si délicatement sensuelle effectivement, vous mobilisez tous nos sens). Merci Geneviève, pour tous ces partages à commencer par celui, si unique et si beau, de votre talent de poétesse !
Merci de tout cœur pour votre regard, cher Frédéric. Bonheur du partage!
Je lis, je frissonne… Comme votre poésie fait du bien Geneviève !
Merci pour votre regard si sensible, chère Barbara!