suite en vers libre
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le plaisir par le corps il avait surgi avec les joncs emmêlés à la fenêtre les rêves au jour des lucioles les filantes grimpant le saule et les merles ils se multipliaient dans leurs volières ivres et le dôme du ciel il était devenu inexpliqué inexplicable je n’y voyais plus les yeux grands j’étais aveugle mes jambes ton sexe mes seins ta bouche première fois c’était ma première fois et mon ventre apprenait la cadence des heures ce qu’on est ce qu’on devient quand la peau vous pulse par en-dedans et que vos reins crient des sabots de soleil à partir dans l’étrange métamorphose — petite chose immense
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NDLR (Vève): « dans l’étrange métamorphose » = emprunt à Marguerite Yourcenar

« Nu Bleu », lithographie sur vélin, 1952.
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PROSE
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C’est très beau…
Merci, BarbaraSoleil!
<3
Puissant et doux. Tout cela à la fois.
Grand beau texte tout en dévoilement retenu.
Merci, Jean-Marc!
Merci, Laurence!
Tes mots donnent toujours le goût d’être bien.
Oh, joie!
Magnifique !
Je suis touchée, Joël!
TRÈS BEAU ET RYTHME EXTRAORDINAIRE !
Merci tant chère amie!